Quartier des Apaches se situe à l'exacte conjonction du temps qui fuit nous entraînant et des syncopes d'une mémoire infidèle.

 

C'est un effort désespéré donc toujours au moins à la hauteur de l'attente pour retrouver ce que l'âge, par sédimentations successives, s'est attaché à masquer, à pétrifier et, finalement, à enterrer au plus profond de nos vies d'hommes.

Les mains dans les ocres de la terre et un scalpel pour tout viatique, la voie était tracée: tailler dans la croûte, ranimer les cicatrices, laisser surgir à la faveur d'émotions retrouvées tout un cortège de vieilles idoles, leur refaire une place en les cernant de ménagement.

 

En les reconnaissant comme témoins de nos heures passées à lire les nuages, les rochers, les tapisseries fanées sur les murs de la chambre, justice leur soit rendue pour avoir édifié nos architectures intimes, constitué la chair de nos imaginaires et donné aux mots couleurs et vibrations.

 

 

                                                          Préludes

                                     Quartier des Apaches

                            Le chant brûlant des cénotaphes

                            Les colonnes bleues de Betsaïev